Like Sugar & Spice

Publico-private garden of lunatic thoughts Vol. II

Jonathan Strange & Mr Norrell, Susanna Clarke 21 mai 2010

Filed under: lecture — Nocturnal Azure @ 2:05

Cela va être dur, très dur de bien vous expliquer pourquoi il faut lire ce livre absolument. Pourquoi je l’ai totalement adoré. Pourquoi je sens que Susanna Clarke va faire partie du panthéon de mes écrivains préférés. Je vais néanmoins essayer.

C’est un pavé de 1000 pages, on aime ou on aime pas. Il y a énormément de notes de bas de page quelque peu barbantes (ou l’on se rend compte que Jonathan Strange n’est pas Jonathan Stroud – ce dernier étant l’auteur de la géniallissime trilogie de Bartimaeus, célèbre pour ses notes de bas de page hilarantes). Le langage du livre est celui du siècle passé, orthographe compris (“chuse”, “shew”, et autres “sopha”). Faut aimer Jane Austen. Ca parle principalement de Britishness, de bals, du brouillard londonien, de guerre napoléonienne,… et de magie comme si c’était banal. Car la magie est tombée en désuétude: ce n’est plus qu’un sujet de conversation de salon entre gentlemen, comme la philosophie ou la littérature russe.

Susanna Clarke dépeint toute une galerie de personnages dans toute leur humanité, tous leurs travers, leurs cruautés, leurs faiblesses et leurs sacrifices. Je ne saurais exprimer à quel point ses personnages semblent réels: que ce soit John Childermass, Vinculus, Arabella Strange, Stephen Black, et bien sûr Jonathan Strange et Mr Norrell eux-mêmes. L’auteure prend son temps pour mettre ses pions en place. Elle décortique la vie de tous. Et bien sûr mais de façon imprévisible car là est le génie de Clarke, toutes les intrigues n’en font qu’une au final.

Non, je n’attends pas avec impatience le film tiré du roman. Je ne crois pas que le cinéma puisse rendre justice à l’écriture délicieuse de Mme Clarke.

 

Une réponse à “Jonathan Strange & Mr Norrell, Susanna Clarke”

  1. AntonioSugizo dit :

    C’est pas complétement mort anyway, l’adaptation ciné? On en entend plus parler depuis un bon moment, j’ai l’impression. Pourtant si j’me souviens bien le studio avait raqué une somme assez indécente pour avoir le droit d’en tirer un film et y’avait un buzz de folie…

    (En ce qui concerne le roman, j’avais beaucoup aimé. Mais quelques années plus tard, je suis obligé d’admettre que mes souvenirs sont totalement vagues et flous. Probablement parce que ma mémoire vire au goldfish avec l’âge…)


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.