Good:
- L’humour à la Kimutaku: de bonnes réparties, un air de ne pas y toucher et le décalage entre le personnage joué par Kimutaku et le reste du cast.
- Abe Hiroshi of course, un géant dans tous les sens du terme. J’aime particulièrement le moment du générique où la caméra passe en revue nos procureurs et leurs assistants et, arrivant sur Abe Hiroshi, est obligée de monter d’un cran brusquement. Ce n’est pas volontairement drôle mais ça me fait bien marrer quand même.
- Chaque personnage a sa personnalité bien distincte, c’est très réussi sur ce point. Ils sont tous principalement drôles (à défaut d’être touchants) et font mouche à chaque réplique.
- La caméo culte et totalement inutile de Utada Hikaru. Je m’explique: Kimutaku dîne avec un personnage au resto. Le ton est sérieux. Arrive une soubrette en mini-jupe qui vient leur servir de l’eau. A ce stade, le spectateur averti se dit: “Waw, on dirait un déguisement pour otaku”. Gros plan sur la tête de la serveuse. Oh surprise! Elle a du gloss! Là, le spectateur averti se dit que la soubrette soit avoir un rôle important dans l’histoire tout en se demandant où il a déjà vu cette trombine. La soubrette repart. La lumière se fait: c’était la caméo d’Utada dont le rôle n’a consisté qu’à porter une tenue sexy et à servir de l’eau à Kimutaku. Hilarant.
- Sympathique de retrouver quelques têtes connues comme Sato Ryûta (très brève apparition) et Ryô dans le rôle de vilains criminels.
Bad:
- Matsu Takako. Non mais sincèrement… comment est-ce possible de la trouver belle? Surtout dans ce drama, où elle s’habille comme un sac. Elle est bouffie, pâlichonne et a autant de charme qu’une huître. La fameuse “alchimie de couple” nécessaire à tout bon drama qui se respecte en prend un sacré coup dans les ailes.
- Parlons justement du mauvais goût général des décors et des costumes: atroce. Je verrais bien le même canapé à fleurs vieillot dans le bureau de l’inspecteur Derrick. L’inspiration pour habiller les acteurs semble avoir été une vieille institutrice des années 50. Une règle absolue des couleurs: ne jamais dépasser une nuance de gris foncé (sauf si c’est du beige mèmère). La seule exception est Kimutaku mais pas de chance: il se coltine une salopette en jeans (!!) et une horrible doudoune brun caca de moineau. Je vous raconte même pas le nombre de fois où j’ai failli vomir. Pour une série qui ne date que de 2001, ça la fout mal.
- La musique est du même acabit: atroce. Beaucoup trop présente, on a l’impression que c’est Matsu Takako elle-même qui l’a composée avec son clavier Fisher Price. Même la version piano de “Can You Keep A Secret?” est ratée. C’est dire.
- Les affaires traités par les procureurs n’ont pas grand intérêt. Rien de bien marquant.

