Cela ne vaut évidemment pas Little Women, mais on y retrouve les mêmes éléments : l’ami d’enfance amoureux, la critique sévère des manières de vivre de la haute société, l’héroïne féministe, indépendante et courageuse, la simplicité du bonheur de la vie de famille,… Effectivement, Polly est un peu old-fashioned (elle trouve l’opéra indécent !), un peu goody two shoes, et cela ne la rend pas forcément très attachante. Tom est aussi un drôle de garçon : insolent mais sympathique. Les personnages sont en général moins bien dépeints que dans Little Women. Mais le roman est intéressant par son point de vue résolument moderne : des femmes artistes vivant ensemble dans leur atelier, la tentative de suicide d’une pauvre démunie qui n’attendait plus rien de la vie et le constat que le travail, même difficile, permet de s’épanouir contrairement à une vie oisive et ennuyeuse.