En un seul post, voici la liste des drop-out de ces dernières semaines. Certains peuvent sans problème prétendre à l’award du drama le plus pourri. Par ordre de pourritude, nous commençons par:
Les majordomes sont à la mode au Japon. Les pensionnats pour snobs richissimes façon Hanadan ont bien marché aussi. Les histoires de nénéttes entourées d’une foultitude de jeunes et beaux garçons ont décidément la cote. Mei-chan no shitsuji est donc un concept totalement original: chaque demoiselle de cette école de snobs richissimes possède son propre majordome qui, je vous le donne dans le mille, est bien évidemment jeune et beau. J’avoue, je ne sais pas trop ce qui m’est passé par la tête en acceptant que mes yeux se posent sur cette bouse ignoble. Peut-être la présence de Mizushima Hiro? J’avais un bon souvenir de lui du temps de Zettai kareshi. Mais voilà, il arrive que l’on se perde en chemin, et visiblement, Mizushima est tombé dans un trou noir.
Pourcentage de pourritude: 1000%
Généralement, je craque systématiquement devant les histoires d’amour. Si on rajoute un beau brun ténébreux, mon coeur de midinette s’épanouit comme rose au soleil. Akai ito avait tout pour me plaire. Pourtant, ce drama est d’une pourritude effarante. D’abord, l’héroïne est un laideron. Toutes les tentatives du scnéariste de la décrire comme “mignonne” sont vaines. Elle doit subir une opération chirurgicale de toute urgence, sous peine de se faire attaquer en justice par l’Association des Amis de l’Esthétique et du Bon Goût (oui, parce qu’elle sait pas s’habiller en plus). Et surtout, là où on s’attend à la rafraîchissante histoire d’une bande d’amis dans leur dernière année de lycée, on découvre un scénario d’une nullité affligeante. C’est surtout une bande de stéréotypes ambulants qui sont amis sans qu’on sache trop pourquoi. On rajoute un peu de scandale: *gasp* la drogue à l’école; *gasp* une tentative de suicide (à 2 balles), et voilà on a un scénario en béton armé de chez Conforama.
Pourcentage de pourritude: 120%
On pourrait croire que c’est une comédie tant l’affiche est drôle (la petite larme de Yamapi! Juste lol! Comme dans son clip de Loveless dis donc! C’est qu’il est très sensible, Yamapi…). Mais il n’en est rien! Byakkotai a la prétention d’éduquer les jeunes japonais en leur rappelant que leurs ancêtres se sont battus pour leurs convictions. La première scène de ce tanpatsu, c’est Yamapi arborant une veste en cuir noir de furyô en toc et une Shibu-pouffe qui se frotte contre lui. On clique sur “pause”, on vérifie qu’on a bien ouvert le bon fichier et on continue avec une moue dubitative. Car là est toute la pédagogie de ce chef d’oeuvre: le spectateur doit s’identifier à Yamapi, ce voyou bon marché qui s’en fout de l’histoire de ces ancêtres. Mais z’enfin, Yamapi, sache que tu es le noble descendant d’un jeune samurai! Va voir donc le musée du Byakkotai et revis ton passé glorieux de gamin mort pour la gloire! (flash-back et figurines Yamapi en hakama en promotion à 80000 Yens) Et de penser qu’il n’y a même pas un semblant de début de romance Yamapi X Kuroki Meisa, ça a fini de me dégoûter.
Pourcentage de pourritude: 100%
Ce n’était pas censé être pourri! Scénar intéressant, bons acteurs, scènes d’action à gogo,… Je m’attendais à beaucoup mais pas à ce… bordel, y’a pas d’autre mot. La quasi totalité du premier épisode est filmée caméra au poing. Dans le genre je te donne le roulis… Et quel bordel, mon Dieu, mais quel bordel! Ca tire de partout mais malheureusement, il y a si peu de dialogues qu’on ne pige pas grand chose à qui tire sur qui et pour quelle raison (les sous-titres n’arrangent rien: le mix chinois/anglais, ça aide pas à la compréhension). Les flash-back se succèdent et souffrent d’une lenteur gastéropodique. Takenouchi Yutaka ne sauve même pas la mise: il est énigmatique, comme la totalité du récit. Quant à la star coréenne choisie pour faire la belle de service, je sens qu’on ne l’a pas pourvue d’un QI d’Einstein. Résultat: je n’ai pas tenu les 2h de bonheur extatique vantées par le premier épisode.
Pourcentage de pourritude: 80%
Anna-san no omame
Ca fait des siècles que je dois faire une review de ce machin, parce que je ne me suis toujours pas résignée à l’abandonner. Comme il a quand même réussi à me faire esquisser un ou deux sourires, ce n’est peut-être pas si pourri. Humour lourdingue et très répétitif. Mais suffisamment farfelu pour être drôle sans être trop con. Je répète: pas trop con. Tout est dans le “trop”. On frôle le too much, avec Anna-san. En gros, Anna-san no omame, c’est Becky déguisée en japonaise et portant le doux prénom de Riri, une érotomane folle à lier, persuadée que tous les hommes tombent raides dingues amoureux d’elle dès qu’elle apparaît. Ainsi, la vie du le malheureux fiancé d’Anna, la meilleure amie de Riri, se voit bouffée par le délire de cette tarée. Il s’imagine régulièrement un moyen de la faire disparaître discrètement. Huhu!
Pourcentage de pourritude: 50%




