And She Said…

Publico-private garden of lunatic thoughts Vol. II

Livres lus en janvier 2018 2 février 2018

Filed under: lecture — Noctie @ 9:44

Sans transition, voici la liste des livres que j’ai lus en ce mois de janvier de l’année de grâce 2018:

  • « Sempre: Redemption » (Sempre 2) de J.M. Darhower
  • « Friends & Forever » (Sempre 0.5 & 2.5) de J.M. Darhower
  • « Rhinocéros » de Eugène Ionesco
  • « Short Stories from Hogwarts of Heroism, Hardship and Dangerous Hobbies » de J.K. Rowling
  • « Made » (Sempre 0.4) de J.M. Darhower
  • « A Gathering of Shadows » (Shades of Magic 2) de V.E. Schwab
  • « The Subtle Art of not Giving a F*** » de Mark Manson
  • « A Conjuring of Light » (Shades of Magic 3) de V.E. Schwab (techniquement terminé le 2 février…)

De bons gros pavés et beaucoup de livres qui resteront dans mes annales personnelles.

La série « Sempre » (J.M. Darhower)

Littéralement bouffée en entrée/plat/dessert (le premier tome, noté 4 étoiles, a été lu fin décembre m’enfin bon). Je mets rarement 5 étoiles à un livre mais, au-delà de ces couvertures kitschissimes, cette série m’a tellement remué les tripes que c’était amplement mérité. Rien que d’y penser, j’ai encore les sentiments en ébullition. C’était ma première incursion dans l’univers de la mafia, bizarrement d’ailleurs car je le trouve assez fascinant. Je n’ai même jamais vu The Godfather mais maintenant, j’en ai très envie.s

Bon, il faut dire que les mecs qui vont jusqu’au bout de leurs convictions, aussi sombres soient-elles, qui ont le sens du devoir et celui de l’honneur… moi ça me chamboule. C’est le côté samouraï de la rue qui m’attire, je crois. Bref. « Sempre », c’est tout ça et bien plus encore. C’est avant tout une histoire d’amour, certains passages sentent d’ailleurs sacrément la romance d’ado réchauffée (on n’échappe au perso masculin principal à l’âme aussi rebelle que sa mèche qui couvre ses yeux, ou à l’inévitable scène de prom), mais… MAIS. Là où on pensait tomber sur un ramassis de caricatures ambulantes, on découvre des personnages torturés (parfois littéralement), bien plus profonds et réalistes que les quelques scènes à l’eau de rose ne pouvaient le laisser présager. C’est assez rare que je change d’avis sur un personnage principal en cours de roman. « Sempre » m’a non seulement ouvert les yeux sur un monde que je ne connaissais pas, et a aussi exigé de ma part que je ne juge ses protagonistes trop rapidement. Moi qui suis adepte de la vision du monde en nuances de gris (pas Chri-chri-le-pourri, je parle en opposition au blanc et noir), je peux vous dire que j’ai été subjuguée.

L’auteur maîtrise visiblement son récit. Ce n’est que dans le deuxième tome que la lumière se fait sur certains points du scénario. Allant jusqu’aux détails dans le tome 0.4 (ainsi nommé car il se passe bien des années avant les évènements du premier tome). CAR TOUT ETAIT PREVU. Truc de fou. Il n’y a jusqu’ici que J.K. Rowling qui m’ait fait cet effet d’entité omnisciente sur la totalité de ses romans. Certains diront que les romans sont trop longs mais je ne l’ai pas du tout ressenti. Au contraire, j’ai apprécié le passage du temps qui cimente les relations et qui fait évoluer les gens. Si les personnages principaux n’avaient pas pris leur temps pour se découvrir l’un l’autre, cela aurait été trop superficiel et une simple redite de tous ces romans d’ado où les couples tombent amoureux en un seul regard. Dans ces romans, j’ai compris ce que Carmine et Haven s’apportaient l’un à l’autre (de façon beaucoup plus crédible que lorsqu’il s’agissait d’un certain vampire scintillant et de sa copine à la bouche en cul-de-poule).

Les autres livres de l’auteur m’ont tout l’air d’être ce que je redoutais quand j’ai ouvert « Sempre »: plutôt des romances érotiques se déroulant dans l’univers de la mafia. Hum. Pourtant, j’ai été tellement impressionnée par son talent à créer des personnages attachants et réalistes que je pense leur donner une chance.

Une seule critique: les persos devraient tous être obèses tant ils passent leur vie à bouffer du fast-food ou des pizzas. Connaissant les américains et leur passion pour le gras, je me demande comment les italiens d’origine que les héros de « Sempre » prétendent être peuvent supporter de voir leur culture culinaire bafouée au quotidien.

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Questionnaire Annuel – Edition 2017 30 janvier 2018

Filed under: lecture — Noctie @ 4:57
Tags:

Basé sur le questionnaire de Perpetual Page Turner

Traduction libre par mes soins.

NOTE: je passe volontairement quelques questions qui me semblent des redites.

Nombre de livres lus: 66
Genre le plus lu: Young Adult/Jeunesse

1. Meilleur livre lu en 2017?

Nan mais sérieusement, pourquoi commencer par une question difficile, hé? Trop dur…

2. Livre qui t’emballait à fond que tu pensais que tu allais adorer mais en fait non?

La trilogie « Le goût du bonheur » de Marie Laberge. J’ai lu les 3 tomes hein, ce qui signifie que je n’ai pas détesté non plus mais… comment dire? J’avais entendu parler d’une saga familiale, pleine de drames, d’émotions et de personnages attachants. Exactement ce dont j’avais besoin. Mais les drames sont tirés par les cheveux (surtout dans le troisième tome, omg), et les émotions sont difficilement tangibles tant les personnages m’ont paru en carton. Si l’auteur fait la part belle à la place des femmes, je n’en ai aimé aucune. Elles sont bien trop parfaites pour être réelles. Je ne supporte pas ces personnages féminins idéalisés, qui ont juste besoin d’apparaître pour que tous les mâles de l’histoire tombent amoureux d’elles. Finalement, les personnages que j’ai préférés étaient ceux qui montraient leurs défauts et leurs failles (Béatrice, Pierre). L’écriture est maîtrisée, jolie et simple, ça a certainement contribué à m’enfiler les 3 tomes, mais je suis ressortie globalement déçue de cette série.

 3. Livre le plus surprenant (dans le bon ou le mauvais sens)?

« Watership Down » de Richard Adams. DES LAPINS RAMBOS. Finalement, on connait assez mal la vie des lapins sauvages et l’imaginaire collectif les assimile à de mignonnes peluches vite effarouchées. Il n’en est rien. Les lapins, c’est des survivors. Il faut savoir que l’auteur a écrit l’histoire qu’il racontait à ses enfants: son passé de soldat et ses camarades de régiment. Mais avec des lapins.

Je n’ai jamais autant aimé ces rongeurs.

 4. Livre que tu as le plus recommandé aux gens?

La série de la Passe-miroir de Christelle Dabos. Je suis devenue fan dès le premier tome. Je recommande assez peu les livres que je lis, d’abord parce que j’ai assez peu de lecteurs autour de moi, et ensuite parce que très peu de gens dans mon entourage ont les mêmes goûts que moi (fantasy, young adult, BDs). Mais le premier tome intitulé « Les fiancés de l’hiver« , je l’ai recommandé à mon mari (lu et approuvé), à sa nièce (idem), à une amie (ditto). Voilà voilà.

 5. Meilleure série commencée en 2017? Meilleure suite? Meilleure fin?

Question-portefeuille dis donc.

La meilleure série commencée en 2017 serait « A Darker Shade of Magic » de V.E. Schwab. Univers super original, personnages très forts, rythme haletant. Excellente recette.

La meilleure suite est sans conteste « A Closed and Common Orbit » de Becky Chambers. Un livre qui pourrait très bien être simplement mon livre favori de 2017. Becky Chambers et sa science-fiction « slice of life » est ce que j’ai lu de mieux depuis environ trois millénaires.

La meilleure fin… facile: « The Hero of Ages » de Brandon Sanderson. Si j’éprouve quelques réserves sur l’ensemble de la série, ce dernier tome a rattrapé la sauce en beauté.

 6. Auteur préféré découvert en 2017?

Victoria/V.E. Schwab. Cette auteure me tentait depuis un sacré bout de temps et je suis vraiment contente d’avoir enfin pu lui donner une chance. Comme elle semble assez prolifique, je vais certainement puiser dans sa bibliographie pour ma PAL cette année.

7. Meilleur livre d’un genre que tu ne lis pas d’habitude?

Rupi Kaur et son « Milk and Honey« . Je ne lis absolument jamais de poésie. Pour être honnête, je ne définirais pas son style comme de la poésie, en tout cas pas dans le sens traditionnel du terme. Mais les thèmes qu’elle aborde, ses illustrations, la puissance des mots qu’elle utilise m’ont beaucoup touchée. Quoi qu’on en dise, il s’agit là d’un livre puissant.

 8. Livre que tu n’as pas pu lâcher/qui t’a le plus accroché à ton siège?

Cette question est compliquée pour moi parce qu’au plus j’adore un livre, au plus je le fais traîner histoire de le savourer plus longtemps. Mais je crois que je vais enfin lâcher mon pavé dans la mare (j’en meurs d’envie depuis le début de ce post). « Sempre » de J.M. Darhower.

Je ne saurais même pas par où commencer pour expliquer l’impact que ce bouquin a eu sur moi. C’était juste exactement ce que je voulais, exactement au bon moment. Je l’ai juste dévoré. J’y reviendrai sûrement plus loin dans ce questionnaire.

 9. Livre lu en 2017 que tu es le plus susceptible de relire l’année suivante?

Aucun. Je ne relis jamais. Au mieux, je feuillette un peu, ou je relis des book reviews et des avis Good Reads pour me remémorer l’histoire.

Relire est quelque chose que j’avais le temps de faire quand j’étais ado. En devenant adulte, j’ai choisi de toujours découvrir de nouvelles choses et de me contenter de mes impressions initiales sur un bouquin.

10. Couverture préférée d’un livre lu en 2017?

Do I need to say more?

11. Personnage le plus mémorable de 2017?

Jane/Pepper de « A Closed and Common Orbit ». Becky Chambers a l’art d’écrire des personnages profondément humains.

Sazed de la trilogie Mistborn n’est pas très loin non plus. (Cette fin, my God, cette fin…)

 12. La plus belle plume lue en 2017?

Les livres de Timothée de Fombelle (« Tobie Lolness », « Le livre de Perle »). Ce type est tout bonnement génial. Ses contres lyriques tirent les jeunes lecteurs vers le haut avec finesse et intelligence.

13. Livre qui t’a le plus incité(e) à réfléchir en 2017?

Peut-être bien « Quiet – The Power of Introverts in a World that Can’t Stop Talking » de Susan Cain. Sans conviction, car je n’ai pas encore lu de livre de développement personnel qui change véritablement ma vie. Celui-ci a eu le mérite de souligner qu’être introverti n’est pas un défaut.

Après réflexion, je crois que « Dear Ijeawele, or A Femnist Manifesto in Fifteen Suggestions » de Chimamanda Ngozi Adichie est le livre qui m’a plus marquée, par sa simplicité et la véracité de son propos. S’il y a bien un livre que je relirai, c’est celui-ci si j’ai une fille un jour.

 14. Livre que tu ne comprends pas pourquoi tu as attendu jusque 2017 pour le lire?

« Tobie Lolness » de Timothée de Fombelle. Je ne m’en souvenais pas, mais mon mari m’a fait remarqué que je l’aurais recommandé sans l’avoir lu il y a plus de 10 ans. Même à l’époque, il était déjà dans ma PAL…

18. Couple de l’année

J’aime toujours autant Ophélie/Thorn (La passe-miroir), mais j’ai seulement lu le troisième tome de la saga cette année, je ne peux pas vraiment dire que c’est une découverte.

J’adore les auteurs qui laissent la romance se mettre en place tranquillement (un petit peu de tension sexuelle ne fait de mal à personne), et je voulais tellement que quelque chose se passe entre Kell et Lila dans « A Darker Shade of Magic ». J’ai apprécié que leur relation ne soit pas le point focal de l’histoire.

Bon, et puis disons-le quand même: Carmine/Haven (« Sempre ») sont vraiment très chou. L’intensité et l’improbabilité de leur relation les rapproche plus de Roméo et Juliette que d’une énième historiette d’adolescents prépubères.

19. Relation non-romantique préférée de l’année?

Au risque de me répéter: la relation entre Carmine et son père Vincent dans « Sempre » sonne juste. Ils se cherchent sans réussir à communiquer leurs sentiments.

24. Univers le mieux décrit/le plus marquant que tu aies lu cette année?

La saga « Mistborn » de Brandon Sanderson a réussi l’exploit de renouveler le genre tout en utilisant ses codes à la perfection. Le monde dépeint dans cette trilogie est sinistre, voire même glaçant, et le système de magie qui y fait loi est sans aucun doute un des plus originaux que j’aie jamais rencontrés. La cosmogonie de cet univers est très complète, fait puissament écho aux problèmes de notre propre monde.

25. Livre qui t’a le plus fait sourire/qui était le plus amusant?

« Big Mushy Happy Lump » de Sarah Andersen, une série dessinée d’abord publiée en ligne puis sur support papier. Si ce second tome était légèrement en-dessous du premier, je n’en ai pas moins éclaté de rire à intervalles réguliers.

26. Livre qui t’a fait pleurer ou presque en 2017?

« A Closed and Common Orbit » est probablement le livre qui est parvenu à me rendre les yeux humides (et franchement, il en faut beaucoup pour que j’arrive à ce stade). J’aime les personnages qui font vibrer une corde en nous, et Becky Chambers semble savoir exactement sur quel instrument jouer.

27. Joyau méconnu de l’année?

Je n’aurais jamais imaginé adorer « Sempre » comme je l’ai fait. Au mieux, je m’attendais à un divertissement agréable pour passer le temps sans prise de tête avant la fin de l’année. J’avais même beaucoup d’aprioris étant donné la spécialisation de l’auteur dans la romance érotique pour mafieux alpha. La couverture kitsch ne laissait présager rien de prodigieux, mais voilà, j’avais envie d’une histoire de mafia.

Boudiou.

Si vous aimez les histoires dans l’histoire, la complexité qui ne se dévoile qu’au fur et à mesure,  Si vous aimez la romance telle que décrite dans Roméo & Juliette (l’intensité des sentiments de deux adolescents qui n’ont pas encore eu l’occasion de vivre), les personnages qui souffrent mais qui changent, qui sont développés de façon cohérente, mûs par le devoir ou quelque chose d’encore plus grand… J’ai pris une claque et je ne m’y attendais pas. Je n’ai qu’une chose à dire: la suite (« Sempre: Redemption ») est encore mieux. Et je dirais même plus: le spin-off (« Made ») est encore mieux que mieux.

29. Livre le plus original que tu aies lu en 2017?

« Un éclat de givre » est, je pense, le roman le plus bizarre de ma liste. Le récit est relativement inénarrable, le héros étant un peu paumé et ses objectifs n’étant pas bien clairs. Le Paris où l’action se passe est stupéfiant: apocalyptico-lyrique, un mélange de merveilleux et d’horreur, de fantastique et de science-fiction. La nature a repris ses droits mais tout semble sale. Il ne me reste que des paysages en tête.

30. Livre qui t’a le plus énervé(e) (ce qui ne signifie pas nécessairement que tu ne l’as pas aimé)?

« Les liaisons dangereuses » de Pierre Choderclos de Laclos, un des rares classiques lus cette année, que j’ai totalement adoré. Après avoir vu le brillant film de 1988 et ses non moins brillants acteurs, j’ai eu très envie de découvrir le livre. Evidemment, comme il s’agit d’un roman épistolaire, le film a pris quelques libertés (dommage quand même que l’on ait pas choisi de conserver la fin destinée à la Marquise de Merteuil) mais globalement j’ai retrouvé les personnages. Je remets quand même en question la véracité des sentiments de Valmont pour Mme de Tourvel, qui me semble moins évidente dans le livre que dans le film. Anyway. Les personnages sont horriblement délicieux et manipulent cruellement les émotions humaines. C’est un roman qui m’a indignée et fascinée à la fois.

31. Un livre que tu n’as pas réussi à lire en 2017 mais qui sera ta priorité numéro un en 2018?

« The Giver » est le livre qui traîne depuis environ 8 millions d’années dans ma PAL et que je remets dans ma PAL de l’année nouvelle tous les ans. Il faut VRAIMENT que je m’y mette en 2018 et le New Year Book Challenge d’Opalyne va m’y aider! Ce ne sera peut-être pas ma priorité numéro un, mais si ce livre figure dans ma liste de livres lus à la fin de 2018, je le considérerai comme une victoire personnelle.

 

Someone’s Knocking at the Door 2 mars 2017

Filed under: humeur perso — Noctie @ 9:20

Ce qui est cocasse avec la vie, c’est qu’elle vous ballote d’un évènement à l’autre, d’une passion à l’autre, d’un étron à l’autre.

Je sais pas trop pourquoi je m’acharne à garder ce blog vivant, mais puisque j’ai mon « jardin publico-privé de pensées lunatiques » (je me comprends), autant en faire quelque chose.

J’avais donc dans l’idée de continuer à entretenir l’inutile liste de mes coups de coeur et coups de gueule et coups de blues et autres coups du sort. Histoire de pas trop me démotiver (blogger, c’est comme le sport, on s’y remet progressivement), je pensais faire un truc un peu court genre mes tops et mes flops mensuels. Et je sais même pas trop pourquoi je raconte tout ça étant donné qu’on entend les mouches voler par ici. Je crois que j’ai chopé la mauvaise habitude de parler avec mon lectorat (c’te grand mot) sur Tumblr.

Oué, Tumblr. Trop stylé, je sais.

Tu veux voir, tu veux voir? Suffit de demander. Par contre, je te préviens, ça parle de Sims. En plus, là tu me prends en pleine période de crise: mon Tumblr est aussi intéressant que celui d’une Belieber. J’ai pas grand chose à montrer, vois-tu. Je suis entre deux arcs dans mon histoire et j’ai un peu de mal à agencer la suite.

Ah oué, parce que j’ai un peu écrit une sorte d’histoire. Un truc qui se raconte vaguement, avec pas vraiment un début, encore moins de fin et beaucoup trop de personnages improbables. Mais j’ai fait un truc. C’est cool (enfin, c’est cool de faire un truc, je dis pas que mon truc est cool passke j’ai genre zéro confiance en moi toussa toussa). Bref, si tu veux lire, c’est par ici. J’en ai fait un blog séparé parce que Tumblr est un peu caca si on veut une jolie chronologie bien propre et des chapitres.

Y’a 726 chapitres pour l’instant. Je déconne même pas.

Et pis bon, c’est pas très abouti et ça fait carrément Melrose Place Meets Vampire Diaries, mais faut dire, je me suis bien marrée…

Tout ça pour dire… je pourrais bien être de retour!

 

Dépôt de bilan 9 janvier 2012

Filed under: humeur perso,jdrama/jmovie,lecture,manga — Noctie @ 8:06

Comme la moitié de la planète (l’autre n’ayant pas accès à Internet), je fais mon bilan culturel 2011. Je compte les neurones qu’il me reste, et je vois si j’ai réussi à limiter les dégâts causés par le vieillissement et les navets que je me suis forcée à ingurgiter, mue par je-ne-sais-quelle impulsion destructrice.

Et grâce à la multiplication des sites qui permettent de tenir des listings précis et de garder trace de tout ce qui passe par nos ondes cérébrales (Goodreads, mydramalist), les maniaques dans mon genre peuvent tenir à jour des pages entières de vie intellectuelle, pour leur plus grand plaisir.

Bilan lectures 2011

Je commence par les mangas, étant donné que c’est clairement les loosers de service. Seulement 27 mangas achetés sur toute l’année, c’est bien peu quand on sait de quoi j’ai pu être capable dans ma folle jeunesse.

Aucune nouveauté et deux séries terminées (Une sacrée mamie et Full Metal Alchemist). La plupart des séries restantes sont publiées une fois toutes les 3 lunes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’ai pas pu perdre de neurones avec si peu de chair fraîche.

Au niveau des livres, c’est autre chose. Les sujets sont relativement variés et j’ai même lu en néerlandais cette année (miracle qui ne se reproduira pas de sitôt)! Le français n’est pas beaucoup mieux représenté avec deux malheureux ouvrages sur un total de 30.

Déjà, je me suis enfilé tout Harry Potter avant d’aller voir le dernier film (7 bouquins tout de même). Ca faisait un certain temps que je voulais faire ce marathon, j’en ai profité pour revoir les films en parallèle, comme une bonne petite geek.

 

 

Et j’en profite pour me désoler au passage sur ces horribles couvertures, particulièrement la dernière. Alors que bien sûr, ils ont maintenant sorti des versions qui ne font pas peur aux oiseaux (ni aux adultes qui ne veulent pas avoir l’air con). Marketing, baby!

 

Avouez que c’est vachement plus sexy et socialement acceptable.

Parce que je suis un peu complétiste sur les bords, j’ai ajouté à ma collection les 2 add-ons qui ne servent à rien, si ce n’est à être mignons et rigolos.

J’ai aussi enchaîné les intégrales avec tout Jane Austen (à l’exception de Pride and Prejudice). Je vous mets ici les jolies couverture Vintage Austen, mais en vérité j’avais acheté une intégrale super moche avec Matthew Macfadyen qui tripatouille le menton de Keira Knightley tout en ayant l’air très inspiré et romantique. Autant vous dire qu’au bout de 2 livres, je me suis empressée de finir le reste sur mon Kindle flambant neuf.

Je vous donne la suite en vrac: « The Graveyard Book » de Neil Gaiman (le meilleur Gaiman que j’aie lu et j’en ai pas lu beaucoup), « Castle in the Air » de Diana Wynne Jones (parce que cette auteur me fait l’effet d’un nouveau Perrault), « The Lightning Thief » de Rick Riordan (brûlé aussi sec), « Lost in Austen » de Emma Campbell Webster (le livre le plus geekette qui existe, sauf que faut pas être trop exigeant si on veut de la vraie littérature), « North and South » d’Elisabeth Gaskell (où je m’essaie à enfin autre chose que Jane Austen), « Légendes de la mythologie nordique » de Jean Mabire (ouais je sais ce que vous pensez, mais il écrit vachement bien sur ce sujet!), « Dag Vlaanderen! » de Christophe Deborsu (vu le temps qu’il m’a fallu pour le lire, je ne donne pas cher pour l’avenir de la Belgique), « The Nanny Diaries » de Nicola Krauz et Emma MacLaughlin (le seul bouquin de chick lit qui m’ait jamais plu), « Manga – Histoire et univers de la bande dessinée japonaise » de Jean-Marie Bouissou (then again, un des meilleurs livres sur le sujet à ma connaissance), « Skulduggery Pleasant » de Derek Landy (pas atroce, mais trop accablant) et enfin… environ 5 bouquins de la série « Anne of Green Gables » de Lucy Maud Montgomery (si j’avais découvert cette série à 12 ans, j’aurais demandé à avoir la nationalité canadienne).

 

 

Tout de suite la suite 30 décembre 2011

Filed under: humeur perso,jmusic — Noctie @ 9:40

Et voilà les hits 2011!

Abe Mao – Hikari

Parce que Youtube a vraiment très mauvais goût, les meilleures artistes y sont introuvables…

Teshima Aoi – Sayonara no natsu

Avec le trailer du prochain Ghibli en bonus, « Cocorico-zaka kara ».

Amuro Namie – Unusual feat. Yamashita Tomohisa

Bien bitchy comme il faut.

Amuro Namie – Rock U

Encore elle. Toujours elle. Namie Forever.

Amuro Namie – Rock U

Bump of Chicken – Zero

Next Final Fantasy Theme. I’m such an otaku.

Bump of Chicken – Zero

Koda Kumi – KO-SO-KO-SO

Bitchier than ever.

Koda Kumi – Kosokoso

Onitsuka Chihiro – Aoi tori

La reine de la dépression a retrouvé sa voix!

MAY’S – Kimi ni todoke…

Hé ho, tout le monde a le droit à l’erreur hein. Anime niais, chanson niaise. ‘tain pourquoi je me fais avoir à chaque fois?

Natsukawa Rimi – Bao bei in the night

HA! Personne s’y attendait, à celle-là! En chinois, hé ouais.

sakanaction –  『Bach no senritsu wo yoru ni kiitaseidesu.』

Le groupe électro que j’adore mais que personne connaît.

Happy 2012!

 

Without further ado 5 décembre 2011

Filed under: humeur perso,jmusic — Noctie @ 8:38

Ce qui est formidable avec la fin de l’année, c’est qu’elle nous donne l’occasion de ne rien regretter puisqu’on est remplis de bonnes résolutions pour l’année suivante.

Et ça nous permet aussi aux bloggeurs qu’on entend plus depuis des lunes de faire des posts récapitulatifs qui pardonnent tout.

J’avais donc pensé faire un petit top hits jmusic 2011. C’est là que je me suis rendu compte que j’ai généralement 1 à 2 ans de retard dans mes coups de coeur et que je suis loin d’être à la page. Qu’à cela ne tienne, j’ai pas fait de top hits 2010, on va donc faire une super combo! Et hop, 2 années de jmusic vont défiler devant vos yeux ébahis!

Ouais et puis, il faut quand même avouer que ma récolte 2011 était tellement magrichonne que j’ai carrément dû râcler les fonds de tiroir. Faire un « top hits » avec 43 titres en 2011, ça demande de la réflexion.

Je vous emmène dans le passé: rappelez-vous, en janvier 2010, vous étiez jeune et beau.

BIGBANG – Tell Me Goodbye

Hé ouais, je suis comme ça. Je vous balance des coréens qui chantent de la soupe rnb en japonais. Les coréens, c’est un peu les blacks des japonais. Ils ont plus de rythme et plus de pectoraux. Le clip est un vrai moment de pure poésie où les éphèbes du matin calme se font verser littéralement des seaux d’eau dans la gueule pour bien montrer qu’ils sont super tristes (parce que quand on est triste, c’est mieux quand ça vous pleut sur la tronche).

capsule – love or lies

Un générique de Liar Game, ça ne peut qu’avoir des paroles recherchées très psikologik.

sing your love, sing your love, sing your love, love or lies, sing around, trick or play, never learn, same with fate, sing your love, sing your love, sing your love, feel my pain, love or lies, love or lies, love or lies

Ou pas.

Cocco – Mimura Elegy

Un morceau tribal, puissant, porté par la voix de Cocco. Et pas moyen de trouver un clip parce que Youtube a très mauvais goût.


Kanno Yoko feat. Teshima Aoi – Because

Kanno Yoko, la seule qui me ferait encore acheter une OST d’anime, juste parce que c’est elle qui l’a composée. Cette femme transforme en chef-d’oeuvre tout ce qu’elle crée.

Ketsumeishi – Tatakae! Salaryman

J’ai une affection particulière pour les salarymen, ces pauvres dindons de la farce, symboles du Japon.

moumoon – Sunshine Girl

Aérienne et rafraîchissante. Toute comme cette petite robe rose nunuche.

RADWIMPS – Manifesto

Les RADWIMPS sont devenus des incontournables pour moi. J’aime beaucoup leur délire de faire un rassemblement communiste devant la Diète.

Takekawa Ai – Tooi michi no saki de

AAAAATCHOUUUUUMinuyashaMMMMM… Pardon, vous auriez un mouchoir? *snirfle*

Utada Hikaru – Goodbye Happiness

Utada nous refait un clip façon « Hikari ». Eeeeeh naaaaan mais revieeeens! Oh non… elle est partie faire la vaisselle…

Yamashita Tomohisa – One In A Million

Aaaah, Yamapi, mon péché mignon. J’adore ces clips où tu as l’air d’un proxénète.

La suite demain guys!

 

[Drama] Sunao ni narenakute 4 juillet 2011

Filed under: jdrama/jmovie — Noctie @ 3:00

Voilà qui me donne envie de réécrire des reviews. Juste parce que j’en attendais beaucoup et que mes espérances se sont doucement heurtées au mur de la connerie scénaristique. Dès les premières minutes. Ce drama est une bonne blague.

Good:

– Ueno Juri, Eita, et leur alchimie habituelle. Les seules scènes appréciables restent celles où ils se donnent la réplique (qui souvent d’ailleurs, ne manque pas de piquant). Ils sont drôles, mignons et (presque) humains.

– La BO, qui déchire sa race (Stereophonics, The Ting Tings – assez étonnant pour un drama), si l’on excepte l’horrible générique de fin et l’insert song (signés respectivement WEAVER et Sugawara Sayuri (inconnus au bataillon en ce qui me concerne), soit le retour à la Jpop dans ce qu’elle a de plus inaudible).

– Performance notable de Seki Megumi. Pas de quoi casser 3 pattes à un canard, mais mention « bien » quand même.

Bad: (alors allons-y pour le massacre)

– Nan mais nan quoi. La scénariste n’a visiblement jamais utilisé Twitter de sa vie. Les protagonistes s’en servent comme d’un site de rencontres (ouais, moi aussi je follow le premier cake venu pour qu’il me raconte sa vie palpitante de cake). Ou bien comme d’un GSM (« hey les potos! on va boir 1 vert tonight? lol »). Ou bien pour envoyer des messages subliminaux trop subtils (« ‘tain les potos, la laïfe, cé tro moche. Je  v sombré dan lé tenèbr »). Ou encore de GPS (je me fais attaquer par des voyous très très méchants, je twitte). Bref, trop pas la philosophie de l’instant quoi. Et puis petit à petit, Twitter, ça avait l’air de faire chier la scénariste, vu qu’elle l’a purement et simplement jarté de son univers. Les drogués de Twitter sans amis tournent juste leur drame quotidien dans leur petit microcosme.

– Mais il y a une explication logique à ce manque d’intérêt pour les nouvelles technologies de part de la scénariste. Elle a 75 ans! C’est la seule raison pour laquelle j’imagine qu’elle nous pond un scénar’ qui aurait cartonné il y a 20 ans mais qui a juste l’air ridicule de nos jours.

– La Corée s’en prend plein dans la gueule. Ils ont parachuté dans l’aventure un membre des Tohoshinki dont la mèche ne cache pas la tronche de Johnnies. C’est difficile de dire si c’est le pauvre gars qui joue mal, ou si on lui a juste donné un rôle de gogol, mais c’est exactement de quoi il a l’air pendant toute la durée du feuilleton: un gogol. Malgré un accent japonais irréprochable (sa petite soeur a un accent pourri à côté), il passe sa vie à prendre un air d’imbécile heureux, limite borderline (« Gnééé… Haru, je t’aime »).

– Non non non, Madame! Tamayama Tetsuji ne PEUT pas être homo! Tout comme Eita ne PEUT pas être le bogoss de service! Vous inversez les rôles, Madame!…

– L’eau colorée, ça fait pas un sang très crédible. Dès la première scène, je sentais tout le potentiel comique de ce drama. Pour paraphraser Ueno Juri: それがいけない!(sore ga ikenai)